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Vendredi 21 août, le premier ministre canadien, Mark Carney, a rappelé dans la nuit son équipe de négociation à Ottawa, ce qui a clos de manière abrupte les discussions destinées à mettre un terme à la guerre commerciale déclenchée il y a dix-huit mois par le président états-unien.

Dimanche, l’ambassadeur canadien aux États-Unis, Mark Wiseman, a comparé la situation à celle d’une personne ayant obtenu un accord verbal pour l’achat d’une maison et s’apercevant, au moment de signer, que les appareils électroménagers ne sont pas inclus, que la chaudière n’est pas garantie et que ni le garage ni le jardin ne font partie de la propriété.

Les concessions exigées incluaient notamment la fin des subventions à la culture et à la langue française et celle de l’affichage en français sur les produits vendus au Canada.

Les États-Unis auraient également exigé que le Canada cesse ses relations avec certains pays. Une demande jugée inacceptable par Ottawa, qui cherche justement à diversifier son économie. […]