Une étude de l’Unédic – l’organisme paritaire qui gère l’assurance-chômage –, publiée lundi 1er juin, vient largement contredire cette idée. L’analyse, qui porte sur 1,7 million d’allocataires ayant ouvert des droits en 2022 et qui disposent d’une durée potentielle de droit de vingt-quatre mois ou moins, est sans appel : une grande partie des personnes privées d’emploi reprennent un emploi rapidement. Loin de l’image d’une oisiveté prolongée, les chiffres montrent que la reprise d’activité est une priorité immédiate pour une majorité des inscrits à France Travail.
Le premier enseignement de ces travaux est sans doute le plus spectaculaire : environ un allocataire sur cinq (entre 18 % et 22 %, selon la durée potentielle de droits) reprend un emploi avant même d’avoir perçu sa première allocation, c’est-à-dire dans le premier mois suivant son inscription auprès de France Travail.
Contrairement à une vision souvent véhiculée, plus le droit à l’indemnisation est long, plus la probabilité de retrouver un travail au cours de cette période est élevée.