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Notepad

Prenant le cas concret du codage informatique, une des tâches pour laquelle l’IA est potentiellement le plus efficace, les auteurs montrent que l’usage de cette technologie conduit à brouiller la division du travail.

« Parce que l’IA peut combler les différences de savoir, les travailleurs réalisent de plus en plus les tâches qui revenaient à d’autres », explique l’article. Avec deux conséquences : une augmentation du temps réel de travail et une intensification des changements d’attention (l’IA sollicitant cette dernière en permanence), mais une efficacité réduite avec une surcharge de travail pour celles et ceux qui savent réellement coder, et qui doivent corriger et contenir ce « codage sauvage par l’IA ». « Ce qui ressemble à une plus grande productivité à court terme tait une charge de travail croissante et une pression cognitive croissante », expliquent les auteurs. On est au cœur du problème identifié plus haut.

D’autres études ont ainsi mis en évidence que l’IA ne réalisait pas réellement les tâches « seule ». Il faut l’encadrer, la surveiller, la contrôler, modifier en permanence les critères qui la gouvernent. L’emploi devient moins créatif, mais reste intense.

Il estimait que l’apport de gains de productivité par an sur les dix prochaines années serait, au total, compris entre 0,55 % et 0,71 %. Une goutte d’eau. Et clairement un niveau insuffisant pour financer l’actuelle bulle de l’IA.