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Démocratie et autonomie alimentaire :L’alimentation des personnes en situation de précarité : de l’assignation à l’émancipation ? Construire des Tiers-Lieux de solidarité et de transition alimentaire avec et pour tou.te.s. Une recherche-action coopérative portée par le LERIS en partenariat avec le réseau INPACT Occitanie RAPPORT fINAL - MARS 2022 L’équipe du Leris pour cette recherche-action : Spelca Budal, Virginie Poujol, Pauline Scherer, Laure Viart

Différents projets avec Spf Scf

Émancipation alimentaire, posture du bénévole, de l’animateur, délégation, écoute, mettre en œuvre les compétences des personnes en situation de précarité.
Tiers-lieux de solidarité et de transition alimentaire: coopération regroupement. Études dans différents lieux

Les tiers-lieux de solidarité et de transition alimentaire sont des espaces de proximité, gérés et gouvernés collectivement, qui prennent vie dans un ou plusieurs lieux physiques mais aussi dans l’espace public à travers de multiples activités. Leur émergence est basée sur la prise en compte de la précarité et des inégalités alimentaires sur un territoire, sur l’exercice d’une “citoyenneté alimentaire” et sur des coopérations à différents niveaux, notamment avec le monde agricole en transition. Ils visent à relier les dimensions sociales, économiques, environnementales et politiques, et portent une dynamique de transformation sociale (visant des changements dans les manières d’agir et dans les rapports sociaux) en faisant de l’alimentation un sujet politique. Ils constituent des espaces où peut se penser et se vivre, la démocratie alimentaire. Les tiers-lieux sont susceptibles de développer différents types d’activités et de fonctions liées à l’approvisionnement des habitant.e.s (réseaux de producteurs, vente directe, visites et chantiers fermiers…) à la distribution (groupement d’achats, épiceries coopératives…), à la transformation (cuisine sous toutes ses formes, conserverie, jardin…) et à la consommation (restauration, repas collectifs, dégustations, actions de sensibilisation intégrées aux activités), tout en mettant au centre les conditions d’accès pour tous et toutes (accès financier, physique, symbolique…). Ils s’inscrivent dans des circuits alimentaires territorialisés qui recherchent une meilleure durabilité. Ils portent aussi sur la dimension sociale et psycho-sociale de l’alimentation. Ils sont ainsi susceptibles de développer tous types d’activités de lien social et d’entraide (échange de services, café, ateliers, groupes de paroles, accès aux droits, soins…). En mettant en avant la posture d’acteur-bénéficiaire, ils reposent sur la participation des habitant.e.s et l’action collective dans une logique d’éducation populaire (conscientiser, agir ensemble, transformer), et constituent des espaces de renouvellement de l’intervention sociale (accueillir, mobiliser, impliquer, accompagner) impliquant les personnes concernées, les bénévoles et les intervenants sociaux. Leris - Mars 2022