Le journaliste Nicolas Kayser-Bril, pour Algorithm Watch, se demande si bulle il y a. « Si l’IA n’est qu’une bulle passagère, l’avenir reste prometteur. Après tout, les ruines de l’ère du dotcom ont offert un terreau fertile à toutes sortes d’innovations, certaines émancipatrices, comme Wikipédia ou Sci-Hub, d’autres plus inquiétantes, voire oppressives, notamment les technologies de surveillance. »
Même si les investisseurs finissent par conclure que l’appétit des consommateurs pour l’IA générative est faible, les gouvernements pourraient bien intervenir pour renflouer le secteur. Non pas pour sauver des emplois, mais pour préserver leur propre pouvoir.
Le journaliste fait un parallèle saisissant avec le développement de l’automobile dans les années 30, qui s’est développée, malgré l’accueil mitigé du public. Les élites industrielles et politiques n’en ont pas moins remodelé l’environnement de chacun, notamment en démantelant les alternatives publiques que constituaient les transports en communs.
Même si la bulle de l’IA venait à éclater, les centres de données continueraient de fonctionner, moins comme des entreprises spéculatives que comme des piliers de l’État de surveillance numérique