La notion de famille à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie
La notion de famille évolue selon l’époque, le lieu, les normes, les conditions de vie, etc. Les exemples de
La Réunion et de la Nouvelle-Calédonie permettent de comprendre comment la conception de la famille
s’enracine dans une histoire et un contexte culturel singuliers.
La société réunionnaise est structurée autour d’un modèle matrifocal où le lignage maternel prime. Mères,
grand-mères et tantes jouent un rôle central dans l’éducation, la transmission des valeurs et bénéficient
d’une forte solidarité familiale. La “famille” inclut souvent les proches au sens large (tantes/oncles,
marraines/parrains, voisin·es, ami·es), mobilisé·es pour veiller sur les enfants et s’entraider au quotidien.
Cette organisation communautaire et intergénérationnelle confère aux aîné·es un statut respecté de piliers
et de passeur·ses de mémoire.
Les données de l’INSEE (2021) 15 montrent que moins de la moitié des enfants (49 %) vivent avec leurs
deux parents, contre 68 % en Hexagone. La monoparentalité concerne 42 % des bébés à la naissance,
soit une proportion quatre fois plus élevée qu’en Hexagone (11%), et elle est presque toujours maternelle
(près de 9 enfants sur 10). Dans ces familles, l’entraide est très forte : selon la CAF16, 43 % des modes de
garde reposent sur la famille proche. Ces solidarités se prolongent en milieu urbain, où se reconstituent
des “quartiers de famille” regroupant plusieurs foyers apparentés. La diversité religieuse (hindouisme,
christianisme, islam, bouddhisme) renforce la coexistence de normes familiales variées.
La famille kanak en Nouvelle-Calédonie repose sur deux dimensions complémentaires : du côté maternel,
l’enfant reçoit la vie et le sang ; du côté paternel, le nom, l’inscription dans le clan, l’accès à la terre et
les espèces ancêtres - qu’elles soient animales (lézard, requin) ou végétales (igname, kaori). Ces deux
dimensions donnent ainsi à l’enfant à la fois une origine et une place sociale reconnue dans la communauté.
Les liens de parenté dépassent la filiation biologique. Tous les frères du père sont considérés comme des
pères, et toutes les sœurs de la mère comme des mères, tandis que les cousins parallèles sont des frères et
des sœurs. Seul le frère de la mère est identifié comme l’oncle maternel, appelé “tonton” ou “utérin”. Cette
figure centrale, qui incarne la source du sang et de la vie transmise à l’enfant, va intervenir à chaque étape
majeure de son existence.
Dans une volonté de protéger les enfants et de répondre à des besoins sociaux (rétablir un équilibre entre
lignages, honorer un engagement ou pallier l’absence d’héritiers, etc.), les responsabilités peuvent être
mutualisées. Les enfants peuvent bénéficier d’une éducation temporaire ou d’une intégration durable, selon
des formes de transfert comme le don et l’adoption, qui jouent un rôle comparable à celui du mariage, en
consolidant les liens entre groupes. Même accueilli ailleurs, l’enfant conserve souvent un lien avec son clan
d’origine, tout en étant pleinement reconnu·e dans sa nouvelle famille, ce qui illustre une conception large
et relationnelle de la parenté, éloignée des normes occidentales centrées sur la filiation biologique
D’autre part, les pères choisissant le congé dit “de paternité”
fractionné considèrent “L’implication paternelle […] comme complémentaire et secondaire par rapport à l’implication
maternelle” et ont une “conception récréative de la parentalité”
Lorsque cet état dure plusieurs semaines, il peut s’agir d’une dépression du post-partum, une pathologie qui toucherait environ 30% des mères et 18% des pères. Selon une étude de Santé publique France publiée en 2024 et portant sur les morts maternelles entre 2016 et 2018, le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes mères (jusqu’à 1 an après la naissance de l’enfant)
Les interruptions spontanées de la grossesse sont des événements fréquents, qui concernent 1 grossesse sur 6 (soit 15 % des grossesses)
il y aurait 11 millions d’aidant·es en France. Parmi ce chiffre, 500 000 ont moins de 25 ans, 57 % des aidant·es sont des femmes, 47 % des aidant·es ont un emploi (soit 4 millions de salarié·es), et 90 % des aidant·es ne se considèrent pas comme tel·les
La France compte 271 000 victimes de violences conjugales enregistrées par les services de sécurité, dont 85 % de femmes. Huit sur dix sont des mères : leurs enfants sont (co) victimes, reconnu·es comme tel·les par la Convention d’Istanbul (d’application directe en
France), la Directive européenne 2024/1385 et le décret du 23 novembre 2021.
(…) Cette surexposition des femmes et enfants aux violences est encore plus importante dans les territoires ultra-marins. Par exemple, en Nouvelle Calédonie, le taux de violences physiques et sexuelles est sept fois plus élevé qu’en Hexagone
Circulaire du 20 juin 2023 relative à
la prise en compte de la diversité des
familles et au respect de l’identité
des personnes transgenres dans la
fonction publique de l’Etat.
“S’agissant plus précisément des titres de
civilité, c’est-à-dire des mentions “Madame/
Monsieur”, ceux-ci ne constituent en effet pas
un élément de l’état civil et aucune obligation
législative ou réglementaire n’impose d’en
faire usage.”
“Enfin, la suppression généralisée de toute
civilité peut être envisagée pour l’ensemble
des documents administratifs non officiels.
Dans cette hypothèse et à titre d’exemple,
des formules d’entame telles que “bonjour”
ou “bonjour Marie Durand” pourront être
utilisées”.