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Indice, la newsletter | Parlons Climat

parlonsclimat.org · 1 min


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01 Les individus de gauche ont tendance à surestimer l'aspect clivant de l'écologie dans la société.

Le tout juste publié baromètre de la DRESS interroge l'état de la cohésion sociale en France et notamment les sujets sources de désaccords avec l'entourage proche. Alors que l'on pourrait penser que l'écologie est un sujet particulièrement clivant, le baromètre l'indique au même niveau que l'économie (dont on dit rarement que c’est un sujet qui fracture la société…) ou les conflits internationaux. La politique étant la première source de discorde (6 Français sur 10 concernés).

A propos d'écologie, soulignons une différence notable selon l'affinité politique déclarée. Ainsi, les individus se déclarant de gauche sont plus nombreux que ceux de droite à avoir ces désaccords (48% vs. 42%). Distinction idéologique qui n'existe pas pour les autres sujets testés, comme la politique ou l'économie.

Cette sur-perception du clivage autour de l'écologie chez les individus de gauche se lit également dans nos données* puisque 51% d'entre eux estiment qu'il y a beaucoup de différences entre les personnes engagées pour l'environnement et le climat et celles qui ne le sont pas (vs. 42% pop Fr. et 44% pour les personnes de droite).

lettre du 12/09/25

03 Les politiques perçoivent l'opinion publique comme plus à droite et moins en faveur du climat qu'elle ne l'est en réalité.

Plusieurs études internationales mettent en lumière cette distorsion.
En Allemagne, au Canada, en Suisse et en Belgique, les responsables politiques tendent à positionner l'opinion publique 15 points plus à droite qu'elle ne l'est (ici). C'est aussi le cas du personnel politique aux Etats-Unis (ici) et des journalistes politiques belges (ici).

Plus spécifiquement sur le climat, en Belgique, les responsables politiques sous-estiment le soutien de la population (ici). Un écart de perception à rappeler en plaidoyer ou lors de l'interpellation d'élus.

lettre du 12/09/25

🔮 Engagement climatique : se projeter, c'est la clé. Une étude américaine en neurosciences menée sur 7600 personnes met en avant que la projection vers le futur, et plus particulièrement ce que signifie cet avenir pour nous et nos proches, permettrait de réduire la distance temporelle et sociale des conséquences du changement climatique et motiverait l'action. Parmi les techniques testées, écrire une lettre à son (futur) enfant à l'âge adulte, augmentait les intentions d'actions. Une idée à réutiliser largement comme le fait, avec force humour, le collectif Nos services publics dans une vidéo "vivre dans un monde sans services publics"

🚜 Plus de tolérance pour les mobilisations des agriculteurs que celles des écologistes. Une expérimentation réalisée en Allemagne indique que pour des actions similaires, la population est bien plus tolérante envers les mobilisations menées par des agriculteurs que celles menées par des écologistes. Les répondants sont nettement plus enclins à approuver des réponses antidémocratiques, type incarcération sans procès, lorsque celles-ci sont dirigées contre des écolos. Cette intolérance est idéologiquement marquée, plus forte à droite et au centre.

lettre du 12/09/25

02 La perception de la norme sociale est un prédicteur fort de l'action climatique individuelle.

Plusieurs travaux rappellent le rôle majeur que joue la perception des normes sociales dans l'adoption de comportements en matière de climat et d'environnement. Les normes sociales recouvrent les normes descriptives (la perception de ce que font les autres autour de soi) et les normes injonctives (la perception de l'approbation sociale d'un comportement).

Ainsi, le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) montre que l'adoption de nouveaux comportements de consommation (limiter la viande, acheter de seconde main, moins remplacer son smartphone) est fortement corrélée à la perception que son entourage les fait déjà. En parallèle, une étude américaine met en lumière que le fait de penser que les autres agissent pour le climat et qu’ils pensent que c’est important que vous agissiez pour le climat impacte positivement la probabilité d'avoir des conversations climatiques avec son entourage. A l’inverse, la croyance en la responsabilité humaine en la matière, ou encore le consensus scientifique perçu, n’ont pas d'impact significatif.

Ces travaux soulignent l'importance de communiquer efficacement sur la généralisation de ces comportements dans la société afin de les normaliser et d'augmenter leur adoption.

lettre du 4/11/25

👨‍🦳 Des seniors pas si "boomers" que ça - En passant au crible un large éventail de modes d'action (écogestes, consommation engagée, engagements politiques, associatifs, actions contestataires), notre dernière étude sur les seniors et l'engagement climatique fait état de spécificités propres à la génération des baby-boomers, plus que d'un moindre engagement de leur part. De quoi repenser la complémentarité des rôles dans la transition, entre des moins de 35 ans qui adoptent des nouvelles normes de consommation, et des 65-80 ans qui consomment plus local, font tourner les associations et sont prompts à soutenir les règles publiques.

lettre du 4/11/25

01 Les actions de transition des municipalités sont perçues comme visant à améliorer le cadre de vie,

plus que des mesures écologiques

Si l’on a coutume de dire que l’écologie, c’est systémique et que tout est lié, un récent sondage de l’IFOP pour le Réseau Action Climat indique que certaines mesures conduites à l'échelle municipale sont davantage perçues comme bénéfiques pour la santé (repas sains et locaux à la cantine, limiter la circulation pour baisser la pollution de l’air), aussi bien liées à l’écologie qu’au pouvoir d’achat (rénovation des logements) mais aussi, et surtout, relevant avant tout de l'amélioration du cadre de vie (végétalisation, aménagements cyclables, rénovation des bâtiments publics), devant la dimension écologique.

Une enquête qui rappelle, à l’aube des élections municipales, que la transition écologique est aussi liée à l’amélioration concrète de la qualité de vie et que la santé, comme le pouvoir d'achat, ne doivent pas seulement être des co-bénéfices de l'écologie, mais prendre toute leur place dans le débat.

lettre 16/01/26