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Trois pays, une politique sexuelle de la viande

lamorce.co · 21 min

La semaine dernière, un festival de cinéma LGBTQIA+ m’a invitée à discuter de la thématique «  manger queer  ». J’ai donc eu l’occasion très stimulante de faire le lien entre queerness et végétarisme/véganisme, en évoquant notamment les «  coming out  » qu’impliquent ces situations qui existent hors des schémas normatifs (l’hétéronormativité pour l’un, le dogme carniste pour l’autre) ; des réactions extrêmement agressives, parfois violentes physiquement, auxquelles font face ces communautés ; des justifications qu’on exige systématiquement d’elles ; de la médicalisation infantilisante ou dangereuse de ces identités ou de ces modes de vie ; ainsi que les réflexions condescendantes et insultantes du genre «  c’est une lubie, ça va te passer  ». Être queer, comme être végé, c’est remettre en question l’idée d’un état «  naturellement  » hétéro ou carnivore, c’est donc une subversion insupportable pour beaucoup, qui veulent y voir un danger civilisationnel.