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    <title>Notes sur Sandra Hoibian, directrice générale du Crédoc : « Contrairement aux relations humaines, l’IA émotionnelle ne juge pas, ne trahit pas, ne contredit pas »</title>

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            <name>Thomas</name>
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            <updated>2026-06-16T08:00:11+02:00</updated>
    
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            <title>Notes par Thomas</title>
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                <name>Thomas</name>
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            <published>2026-06-16T08:00:11+02:00</published>
            <updated>2026-06-16T08:00:11+02:00</updated>

            <content type="html"><![CDATA[<blockquote>
<p>D’après une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, un quart des moins de 40 ans déclarent entretenir une relation amicale ou amoureuse avec une intelligence artificielle. </p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Ils se recrutent parmi les publics qui, en général, s’approprient le plus vite les nouvelles technologies : les 25-39 ans (25 %), les 15-24 ans (22 %), les habitants de l’agglomération parisienne (17 %) et les cadres et professions intellectuelles supérieures (16 %). Aujourd’hui, 39 % des personnes qui ont un « ami » IA et 54 % de celles qui ont un « amoureux » IA déclarent que ces relations comptent « beaucoup » pour elles. Il ne s’agit donc pas de la version ludique d’un nouveau gadget, mais d’une forme d’attachement.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Non seulement ces utilisateurs ne sont pas isolés, mais ils ont plus d’interactions avec leur entourage « réel » que la moyenne de la population : ils voient plus souvent leurs amis et leur famille. […] Ce n’est donc pas un déficit de sociabilité ou un manque d’appartenance au collectif qui les pousse à entretenir une relation affective avec l’IA.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Bien que ces consommateurs de compagnon virtuel ne soient objectivement pas seuls, ils sont cependant plus nombreux à déclarer qu’ils se « sentent » seuls (40 %, contre 18 % dans le reste de la population), qu’ils ont des « tensions ou des conflits avec leurs proches » ou qu’ils souffrent de maux psychosociaux – insomnies, maux de dos, maux de tête, nervosité, dépression. </p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Même si les sociétés commerciales qui créent ces IA ne gagnent pas encore d’argent, elles ont, à terme, un objectif de rentabilité. Aujourd’hui, la plupart d’entre elles sont gratuites, mais quand les utilisateurs auront noué de forts liens d’attachement avec la machine, l’ère de la marchandisation du lien émotionnel décrite par la sociologue Eva Illouz s’ouvrira : les entreprises pourront faire payer le service à partir d’un certain nombre d’interactions, proposer des abonnements ou placer des produits et des services ciblés payants. A la bataille de l’attention, destinée à garder les utilisateurs en ligne le plus longtemps possible, succédera celle de l’attachement – devenir leur conseiller préféré.</p>
</blockquote>]]></content>
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